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mars 30, 2012

Comment un compliment peut ressembler à un blâme déguisé

Petit dîner convivial dans un restaurant du quartier avec beau chéri, beau papa et l’épouse de ce dernier.
Les quenelles de brochet soufflées au coulis de crustacés sont largement entamées, la conversation va bon train comme on dit. Les enfants, les nôtres, ceux des autres, le travail comment ça va oui ça va bien, leur dernier voyage en pays lointain, mes parents comment ils vont oui ils vont bien merci, l’amour, la maladie, bref, tout ce qui se raconte un soir de restau.
Il se trouve qu’à titre très exceptionnel, j’ai recouvert ce soir là mes lèvres d’un petit rouge chanel (un vieux tube tout pourri daté d’environ 17 ans) et que j’ai mis une barrette dans les cheveux. Je ne sais pas ce qui m’a pris ; jamais je ne me coiffe ni ne me maquille, la sauvagerie dans toute son éventuelle féminité, c’est ma marque de fabrique. Appelons ce petit geste – beauté improvisé une impulsion.
Dernière coup de fourchette dans le « plat principal » et beau papa plante ses yeux dans les miens en me disant combien ce soir je suis belle, combien le rouge à lèvres me sied, et que depuis qu’il me connaît (7 ans) il ne m’a jamais vue autant à mon avantage. Et son épouse de hocher la tête et d’abonder en son sens.
Une fois lancé, car encouragé par mon sourire béat qui n’est dû qu’ à ma stupéfaction et aux litres de vin blanc que nous avons ingurgités, beau papa se met à glisser tranquillement sur une pente dangereuse quand on connaît un peu mon honnêteté (j’en ai déjà refroidi plus d’un pour moins que ça) poursuivant sa tirade: « et tu sais, entre nous, ce serait bien si tu maquillais aussi tes yeux, bon d’accord pas de poudre sur les joues car ce serait trop chargé, mais les yeux et la bouche c’est tellement plus féminin » et autres astucieux conseils de beauté qui se sont perdus dans les limbes de mon cerveau quasi éteint à cette heure tardive.
Drôle de moment pour y penser mais ont afflué l’espace de quelques secondes des bribes de cette inénarrable chanson interprétée par notre Patrick Juvet national : « Où sont les femmes avec leurs gestes pleins de charme, dites-moi où sont les femmes qui ont des rires pleins de larmes auraient-elles perdu leur flamme, flamme flaaaaaame… où sont les femmes à la fois si belles et si pâles aux yeux qui traînent et qui flânent,Belles ne parlent plus d’amour, elles portent les cheveux courts et préfèrent les motos aux oiseaux, elles ont dans le regard quelque chose d’un robot qui étonne même les miroirs… ».
Je la joue courte et sans musique mais… c’est vrai ça où sont les femmes on se le demande. Peut-être derrière leur féminité ?

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