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janvier 27, 2012

Sus aux rides

Aujourd’hui, j’ai dit sus aux rides. Ça n’était pas trop tôt.

L’idée de voir arriver mes quarante-sept ans ; le traître coup de soleil des bords de mer Normand, qui a fait surgir LA ride de trop… Qui sait. En vacances et détendue, j’ai découpé dans le « Elle », quatre pages  consacrées aux meilleurs soins anti-âge, (ou aux meilleurs annonceurs ?). Trêve de polémique, le concept est que je suis tombée dans le panneau et qu’armée de ces pages où la preuve était faite que ma peau allait rajeunir fissa, je me suis rendue, l’air dégagé chez Sapora.

Ah Sapora, ce temple de la beauté où les vendeuses toujours ultra – compétentes et charmantes vous accueillent bras ouverts et bouche vermeille en forme de cœur.

Un peu honteuse tout de même d’arriver avec mes bouts de magazine, je lui explique mon cas : jamais de crème anti-rides et depuis des années, le minimum syndical rempli par la bonne vieille crème Nivea pot en fer bleu, surtout quand je sors de la piscine. C’est grave docteur ?

L’hôtesse me prend en main avec un sourire engageant et nous voici parties vers le fond du magasin où les produits magiques s’empilent pour vendre leur promesse de jeunesse.

Bien entendu, ils ne commercialisent aucune des marques que j’ai pris soin d’entourer de Stabilo turquoise et bien entendu, elle a quand même LA crème qu’il me faut.

La délicieuse jeune femme ne se contente pas de me vendre son produit, elle me scrute. Délibérément, atrocement.

Alors voilà Madame, cette crème fabuleuse va à la fois hydrater votre peau, la lisser, la regonfler, combler les ridules, effacer les taches de vieillesse (donc j’ai AUSSI des taches de vieillesse) et vous laisser une sensation d’apaisement et de fraîcheur. Les résultats seront visibles dès le premier mois d’application.

J’ai envie de lui demander si sa super – crème ne cuisine pas, ne passe pas l’aspirateur et ne m’attribuerait pas les quelques diplômes auprès desquels je suis bêtement passée. Mais je m’abstiens.

Pour quatre-vingt-neuf euros et quatre-vingt-cinq centimes, je vais rajeunir… ou plutôt, moins vieillir. Quelque chose va se passer de l’ordre du prodige.

A ce prix-là, on ne fait pas d’humour, on remercie.

J’ai donc adopté « un soin étudié par un laboratoire de biotechnologie de San Francisco, composé de produits formulés à base d’acide alguronique produit par une micro-algue rare et qui s’adresse aux femmes entre quarante et soixante ans à la recherche de soins anti-âge puissants » (faut peut-être pas exagérer là, on n’a quand même pas l’air de momies).

En un jour, j’ai déjà appliqué la crème cinq fois, histoire de rattraper le temps perdu et maintenant… j’écoute mes rides s’enfuir.

Retrouvez Marcelle France, Mère Fatale sur jemesensbien.fr ainsi que de nombreuses astuces pour rester une… Mère Fatale !

Et n’oubliez pas de faire un petit tour au Bureau de Marcella ou sur Ma Net Attitude by Pépée !

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